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2021 ☆ L'Impératrice ♕ AGITATIONS TROPICALES


Alors, c’est quoi les prévisions pour 2021 ? Du réel Plaisir ? De la teuf dans la baraque ? Du foutoir dans mon bazar ? Ou juste du pur bonheur.


Comment mieux commencer l’année en écrivant une petite lettre à un artiste qui vit en France dont ses œuvres couvrent la beauté de la vacuité.


Déjà en écrivant ce mot, me viennent des frissons dans le dos. La vacuité, ce n’est pas trop mon truc pour une femme toujours “on the go” avec mille projets dans la tête.



Je ne vous dis pas 2020, la souffrance. En tout cas, celui qui me dit que c’était du pur bonheur pour lui, je le classe dans la catégorie “sado Mazo professionnel”.


Après avoir fait appel à des voyants pour me rassurer sur mon avenir et avoir une sensation de mini-contrôle sur cette dévastation inattendue, j’ai réalisé que ça m’a plus bloqué qu’autre chose.


J’allais rencontrer “l’homme de ma vie” (à voir si ça existe) et acheter une maison paradisiaque. Pas mal non ; comme prévision dans des temps si incertain.


Après la quarantaine (qui fut un réel calvaire en Italie), on se lâche dans un petit bonbon de plaisir pour se libérer des énergies stagnantes. Par contre, on ne s’y attendait pas qu’on allait tomber dans un tourbillon passionnel. Rien de signifiant mais extrêmement magnétique. C’est dur de se décoller de la chimie qui explose. Surtout après trois mois d’arrêt total.


On refait le point après avec les voyants pour voir où est mon Bonhomme et la maison… On a le droit d’entendre que cette brève déviation pour libérer nos chakras bien bloqués, nous a porté à ne plus rencontrer ce fameux “homme de notre vie”… et la maison, on n’en parle plus.


Punaise, “casse joie” la voyance – surtout que c’était dans le but de me faire sentir un petit peu mieux dans toute cette imprévisibilité.


Je ne vous dis pas l’autoflagellation, la sensation de culpabilité, et tout ce qui suit. C’est comme si on vous a prédit le jackpot, et avec un écart de barre de chocolat, on vous le reprend. C’est une blague ? Non, ça s’appelle du “sliding doors”.


Notre vie, c’est comme les updates de nos MacBook pros, c’est en “update” continuel. Ça évolue, ça s’adapte au changement, de nouvelles opportunités se reformulent, les algorithmes se recalculent, et c’est parti.


Par contre, ça m’a énormément fait penser à l’importance de rencontrer “l’homme de sa vie”. Opportunité unique ? Chance manqué ? C’est fini ? A plus ? On crève seule ? Et désespérée ?


Et c’est là que je me dis que c’est incroyable l’importance que la société nous a imposé - à nous les femmes – de rencontrer “the one”. Comme si la réussite de notre vie, la base du bonheur de notre vie en dépendait. Comme si le bonheur de mon indépendance, de mes voyages, de ma vie professionnelle, de la qualité de mes amitiés, des rencontres spontanées, de mes projets, de ma connexion avec la nature, de la qualité de mon émancipation en tant que femme ne remplissaient pas déjà tous ensemble la plénitude de ma vie.


Soyons bien d’accord, je ne suis pas en train de dire que l’amour n’est pas nécessaire. Je suis la dernière qui arrive à s’en passer. Mais ce qu’on oublie, c’est que l’amour est disponible dans tant d’autres formes qui peuvent nous faire sentir épanouie et remplie de plénitude.


Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de connaître l’amour inconditionnel dans mon enfance. Tout fut conditionnel, et le prix que ça a coûté à ma famille, c’est mon indépendance et mon départ. Je suis partie et ai commencé à construire ma vie en espérant le trouver ailleurs. Et rien de tel de vivre réellement LIBREMENT pour challenger l’amour inconditionnel. Car quelqu’un qui vous aime inconditionnellement, aime votre liberté et votre côté sauvage. Et ça mes amis, ça ne court pas les rues. Donc je préfère voyager et m’émerveiller seule qu’avec un boulet à mon pied fatiguant et usant.


Bon, revenons à la vacuité… Cet artiste, on en était où ? On en était que cette chère Aurélie a chamboulé sa vie en 2017. Je vous passe les détails qui apparaîtront dans mes prochains écrits – podcasts.




On commence pour le moment où j’ai tout quitté en 2019 pour venir vivre la vie d’Artiste en Italie. Je me suis toujours rêvé les cheveux longs, blonds, ondulants, peau dorée, moitié nue en train de peindre dans une sorte de sous-toit aux baies vitrées sur le lac, avec l’odeur de café et Édith Piaf en fond.


Oui… Je sais… à 32 ans j’y suis encore. Alors clairement ma vie de CEO (Crise Existentielle Obligée) à Bruxelles ne remplissait pas ce rôle, donc j’ai décidé d’aller essayer. Le coup émotionnel que ça m’a coûté, on en passe le chapitre.


Néanmoins, nous voici atterrit en Italie, en pleine pandémie, en train de déconstruire tout ce que j’ai construit en 10 ans avec énormément de ferveur et conviction. Et voilà que je me rends compte que tout ce que je voulais, je l’ai eu – avec beaucoup de sueur et de sacrifices, et qu’en fin de compte, ce n’était pas ce que je voulais.


C’est une blague ? Non, non, je vous promets. C’est la belle et dure vérité.


Alors le souci ici, ce n’est pas de commencer… C’est la peur de se replanter. De reconstruire.


[à gauche: mon appartement vide à Bruxelles avant de quitter pour l'Italie. Au milieu: un mois après mon arrivée. A droite: un tableau qui montre le processus de laisser l'ancien "moi" et de réellement me regarder en face.]



Est-ce qu’on sait réellement ce qu’on veut ? Est-ce que dans 10 ans, je me rends compte qu’à nouveau j’ai construit une illusion ? Je me retrouve devant la toile blanche d’un nouveau chapitre, et je panique et bloque complètement. Je ne sais pas par où commencer, tout est possible. TOUT. Et rien de pire, qu’avoir un menu au restaurant avec trop de choix. Parfois, la liberté, c’est des choix limités.


Alors, si les voyants en me prédisant l’avenir, n’ont pas pu m’aider… Alors, qui ? Qui peut m’aider à sauter le pas et prendre action. Juste faire déjà un pas, dans une direction. Car la vacuité, c’est le vide, c’est le néant, le moment avant que le tout se manifeste.


Donc pour que la vie se manifeste, il faut sauter. Mais avant de sauter, j’ai clairement envie de savoir dans quelle direction. Juste, un tout petit peu savoir serait pas mal. Juste, un chouya. Rikiki. Je ne suis pas exigeante. Je veux simplement connaître la couleur du trampoline.


Je crois que je mets clairement trop de pression sur la création de ma nouvelle vie et trop de poids sur le ROI (return on Investment) en bonheur.


Oui, aussi spontanée, âme d’artiste que je suis, je suis aussi très pied à terre. J’ai besoin d’un minimum d’idée vers où je vais. Alors peut-être qu'un point de vue philo d'un artiste peut donner un coup de pouce. Ou l'acte en soi de lui écrire, est déjà la réponse...


Par contre, une chose est certaine, de l’expérience acquise, il y a des choses que je SAIS et que j’emmène dans ce nouveau chapitre.


Comme par exemple, que ma liberté, est l’air que je respire. Que mon émancipation est la source de ma créativité. Que mes contradictions font de moi une femme entière. Que la sincérité est la base de l’amour. Que le présent est le plus beau Cadeau et que c’est là où tout se joue. Que la qualité de mon futur, est la qualité de mon présent. Que c’est la nature, qui m’enseigne la philosophie. Que ce sont mes amis, ma réelle famille. Que la vie vous parle tous les jours à travers des signes. Que l’écriture, est mon meilleur ami. Que la lecture, est mon meilleur conseiller. Que la joie, est ce qui nourrit l’amour. Que la joie est innée et l’amour donnée. Et que la magie… existe.


Si j’avais su par un voyant comment se seraient passé les 10 dernières années, je ne les aurais peut-être jamais vécues. Et que malgré que ce ne soit pas ce que je voulais aujourd’hui, ce le fut un temps. Et que pour RIEN AU MONDE, je ne changerais mon vécu. Car elle ne m’aurait jamais porté à devenir la femme que je suis aujourd’hui, dont j’ai le plaisir de partager la quotidienneté. Aussi chiante que je puisse être, et clairement pas facile, je m’adore. Dans mes tempêtes et mes joies. Je me suis entièrement reconnaissante. Car le parcours réalisé fait honneur aux rêves que je faisais en tant que petite fille de vouloir s’évader et simplement pouvoir être authentiquement soi. Et que je VIS. Je vis à 3000% la vie. Alors ça fait plus mal, mais ça fait beaucoup de bien aussi.


ARTEGIANI, est un cadeau.


Car ce n’est pas réellement un business. C’est une philosophie que je désire mettre en pratique pour m’aider à intégrer mes valeurs, ma façon de voir la vie, ensemble avec d’autres. Car en communauté, on est plus solide. Et surtout, j’ai envie de créer avec les autres. Et ARTEGIANI, c’est ce qui me permettra de créer spontanément ensemble, car ensemble c’est aussi plus facile et surtout… beaucoup plus agréable.


On naît seule, et nous mourrons seules. La vie est un voyage. Et dans ce voyage, on rencontre des passants. Et certains, nous accompagnent un peu plus loin que d’autres.


Car peut-être, si je me fie à mon intuition, dans 10-15-20 ans ou plus, je serai là – exactement où je veux être. Et aujourd’hui, en ce moment, je suis exactement là où je veux être.


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Bienvenu à bord, du grand voyage d’Aurélie.




"La liberté, c’est paradoxalement d’accepter de ne pas savoir ce qui va se passer. C’est reprendre le chemin des écoliers tout en se laissant initier par la vie.


C’est davantage se fier à sa boussole intérieure plutôt qu’aux avis des autres, car eux, réagissent avec leurs peurs, leur histoire, leurs conditionnements, leurs envies et leur jalousie, aussi, ce qu’on appelle en psychologie « leurs projections ». Ils ne savent finalement pas grand-chose en ce qui nous concerne."


« Âme de sorcière – ou la magie du féminin » Odile Chabrillac